San Esteban de Pravia et San Juan de la Arena sont situées de part et d’autre de l’embouchure du Rio Nalon dans les Asturies. L’histoire de ces villages est profondément liée à leur relation avec le fleuve et la mer, façonnant le paysage au fil du temps. L’activité industrielle, notamment le commerce du charbon, a laissé des traces durables et d’importantes infrastructures portuaires qui ont rigidifié le trait de côte. Aujourd’hui, l’industrie du charbon ayant disparu, le projet propose de réinvestir ces structures, en les adaptant aux besoins contemporains, afin de les rendre vivables et générateurs d’activité. Il pose des questions sur la résilience de ces installations portuaires, leur adaptation au changement climatique, et la génération d’activités humaines dans ces infrastructures industrielles. En se concentrant sur le trait de côte comme vecteur de projet, le travail envisage de redessiner cette interface entre terre et mer, offrant de nouvelles perspectives d’échange et de vitalité à travers des interventions localisées le long de l’estuaire. Le projet appelle à une réflexion continue sur la nature du trait de côte et son impact sur notre relation avec la mer.

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